L'attaque terroriste du 7 octobre 2023, la répression sans mesure et sans frontière qui s'en est suivi, ont ramené l'attention d'une partie de l'opinion occidentale sur le conflit israélo-palestinien.
Depuis le 7 octobre, la réponse israélienne est passée de la riposte à une guerre dont l'ampleur et les méthodes ont suscité des accusations de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité, jusqu'à celle de génocide. Le premier ministre israélien, M. Nétanyahou fait l'objet d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) depuis le 21 novembre 2024 pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Ce qui ne l'a pas empêché de survoler l'espace aérien français.
A l'exception du gouvernement espagnol du socialiste Pedro Sanchez, la communauté occidentale a détourné le regard, continuant parfois de livrer des armes malgré le risque génocidaire avéré, faisant parfois la chasse aux soutiens du peuple palestiniens, vite suspects d'antisémitisme.
En France, la classe politico-médiatique a, pour l'essentiel, abandonné à La France Insoumise la défense de la cause palestienne, avec quelques notables exceptions: on a beaucoup entendu Dominique de Villepin, qui veut incarner ce qui reste de la vision gaulliste de la France. Plus discrètement, mais non sans courage, Olivier Faure, sut récemment éviter à son parti de prendre le chemin d'un soutien au projet de loi Yadan.
Comment expliquer ce silence assourdissant en France, dans un pays comme la France qui chercha longtemps à tenir une position d'équilibre entre les droits des deux peuples ? A l'occasion de son décès, beaucoup se sont souvenus que dans les années 1990, Leila Shaïd, déléguée générale de la Palestine en France était pour les Français une voix familière et respectée, souvent invitée dans les médias.
Aujourd'hui encore, des Palestiniens sont victimes d'attaques de colons, souvent commises sous le regard passif, voire avec la protection, de l'armée israélienne. Mais en juillet 2026, dans de nombreux médias, on aura davantage parlé de l'agit-prop de militants LFI à l'encontre de la DJ Barbara Butch, qui ont appellé au boycott de son spectacle, qu'ils finissent par interrompre, lui reprochant sa signature à un texte de soutien à la loi Yadan.
Pourtant, comme le rappelle Jonas Pardo dans une tribune à Libération, la charte elle-même du mouvement Boycott, désinvestissement et sanctions, duquel se revendiquent les militants LFI, «rejette par principe les boycotts des personnes basés sur leur identité (comme leur citoyenneté, race, sexe ou religion) ou leur opinion».
Cet épisode navrant est une bonne illustration de l'impasse dans laquelle se trouve aujourd'hui la défense de la cause palestinienne — ou, plus simplement, la dénonciation de la politique du gouvernement israélien.
Il semble qu'on soit entré dans une spirale infernale : la défense de la cause palestinienne, souvent injustement soupçonnée de complaisance envers l'antisémitisme, a parfois développé en retour une forme d'indifférence à la critique, qui l'incite à ne plus s'émouvoir des accusations portées contre elle, voire à s'en amuser. Ce qui, en retour, ne fait que conforter son isolement.
Comment en est-on arrivé là ? Comment expliquer, notamment, le succès en France de l'équation « critique d'Israël = antisionisme = antisémitisme », qui constitue le soubassement idéologique de la proposition de loi Yadan ?
C'est pour tenter de comprendre cette situation que j'ai lu trois ouvrages récents:
Michel Feher: "Redevenir Juif" (La découverte)
Sylvaine Bulle: "Israël après le 7 octobre" (Puf)
Omer Bartov : "Israël, une course vers l’abîme" (Seuil)
Les trois livres proposent des lectures sensiblement différentes. Feher interroge la place des juifs dans les sociétés occidentales et les effets politiques de la « blanchité » ; Bulle conteste certaines des catégories utilisées pour penser Israël et le sionisme ; Bartov, enfin, revient à l'histoire du sionisme, de l'antisémitisme et de la Shoah pour comprendre la trajectoire actuelle d'Israël. C'est ce dernier ouvrage qui m'a le plus convaincu.
Michel Feher est un philosophe belgo-américain, spécialiste des politiques d'immigration, qui a notamment étudié la rhétorique du Rassemblement National. Sylvaine Bulle est universitaire, professeur de sociologie à l'ENSA (Paris Diderot), spécialiste de la conflictualité politique et environnementale en France et en Israël. Omer Bartov est un universitaire américain, né en Israël, formé académiquement à Tel Aviv et à Oxford. C'est un spécialiste de la Shoah.
J'ai commencé par le texte de Michel Feher, que j'avais parfois entendu dans des médias libres (par exemple à "Blast" et "Au Poste").
Inspiré par les White Studies, Feher soutient la thèse d'un pacte de blanchité promu par Israël, qui conditionnerait tant le positionnement des juifs de la diaspora que celui des pays où ils vivent:
D'un côté, la sollicitude dont les gouvernants nous entourent nous invite à nous considérer comme des Blancs à part entière [...] De l'autre côté, et en signe de gratitude, il nous appartient d'attester que [...] le peuple majoritaire dont nous faisons partie n'a aucune complaisance avec l'antisémitisme. [...] À Paris non moins qu'à Washington et à Berlin, les autorités estiment que, pour lutter contre ce fléau, leur tâche prioritaire consiste à décourager les initiatives qui mettent en cause la politique israélienne. [...] Pour leur part, les juifs sont priés de témoigner du bien-fondé des mesures préventives destinées à les protéger en proclamant que les menaces auxquelles ils sont aujourd'hui confrontés prennent exclusivement la forme de manifestations d'empathie envers le sort des Palestiniens et proviennent majoritairement des rangs de minorités dont ils sont appelés à se dissocier.
Le soutien apporté aujourd'hui à Israël par les extrêmes droites européennes et états-uniennes est souvent présenté comme paradoxal, voire comme le signe de leur normalisation. Pour Feher, il n'en est rien. Cette convergence procède d'une même aspiration à l'homogénéité ethnique des nations. Il rappelle d'ailleurs que plusieurs fondateurs de l'État d'Israël reprenaient eux-mêmes certains préjugés antisémites, associant notamment la condition diasporique au parasitisme.
Les juifs d'Europe et des États-Unis qui en viennent à lier la défense de leur identité à celle de l'État d'Israël jouent ainsi, selon lui, contre leurs propres intérêts. Leur alliance avec les extrêmes droites occidentales est précaire et méconnaît leur réalité historique : la diaspora.
En France, malgré les efforts du Rassemblement national pour se dédiaboliser, les dérapages antisémites de certains élus continuent de révéler la persistance de vieux préjugés, qui coexistent pourtant avec une image positive d'Israël dans cet électorat. Aux États-Unis, une partie de l'électorat MAGA se montre désormais réticente au soutien financier apporté à Israël et comprend de moins en moins pourquoi, dans un contexte de libération de la parole raciste et homophobe, l'antisémitisme devrait continuer à faire figure d'exception.
Feher en tire une conclusion radicale : les juifs vivant hors d'Israël doivent assumer pleinement leur condition diasporique. Ils doivent accepter d'être ceux qui empêchent les identités collectives de se refermer sur elles-mêmes et de devenir excluantes. Il leur faut, écrit-il, redevenir le cauchemar des antisémites : les corrupteurs des identités.
Volontiers provocateur, l'auteur reconnaît en conclusion avoir « écrit un livre susceptible de produire de la gêne ». De fait, son hypothèse du pacte de blanchité me laisse toutefois réservé. Appliquée aux trajectoires individuelles, elle me paraît difficile à soutenir. Il semble par exemple peu probable que le soutien de Barbara Butch à la proposition de loi Yadan traduise une aspiration à une reconnaissance comme « blanche ».
Dans un article publié dans la revue en ligne K, Sophie Goldblum, talmudiste et rédactrice en chef de la revue Daï, critique sévèrement le livre de Feher:
Affirmer qu’au prétexte que les juifs ont été historiquement en diaspora pendant de nombreux siècles, ils seraient condamnés à ne connaître aucune autre forme d’existence, c’est ne voir en eux que des reliques d’un passé romantisé, c’est les vouloir privés d’agentivité, dépossédés de la marche de leur destin.
Elle a des expressions moins amènes encore. Le ton particulièrement virulent de cette critique s'explique peut-être aussi par les circonstances dans lesquelles elle a été écrite : Sophie Goldblum et Michel Feher avaient eu auparavant un échange assez rugueux lors d'un événement culturel.
Plus apaisée est la rencontre organisée par le Monde entre Michel Feher et Sylvaine Bulle. Feher rappelle son point de vue:
Je me situe explicitement du côté de l’antisionisme, et depuis un certain temps. Mais il y avait aujourd’hui une certaine urgence à prendre la parole sur le sujet. D’abord, et bien d’autres l’ont déjà dit, car la campagne génocidaire déclenchée par Israël à la suite du 7-Octobre a accéléré la mise en œuvre du projet politique du sionisme, celui du Grand Israël : l’établissement d’une souveraineté exclusivement juive « du Jourdain à la mer », en le débarrassant, autant qu’il est possible, de sa population palestinienne.
Mais j’ai aussi voulu écrire ce livre en tant que juif, car il me semble qu’une menace plane désormais sur le type de judéité dont je me réclame, la judéité diasporique, qui fut celle de Spinoza [1632-1677], de Marx [1818-1883], de Freud [1856-1939], de Kafka [1883-1924] ou d’Arendt [1906-1975]. Cette menace est l’injonction faite à tous les juifs de prêter allégeance à un Etat, Israël, sous peine d’être taxés de « haine de soi » juive.
Un point de désaccord important entre Feher et Bulle est l'importance donnée à la situation d'apartheid dans la Palestine occupée par Israël et le lien avec la genèse coloniale de l'Etat d'Israël.
Dans son livre, Michel Feher rappelle la proximité passée, notamment dans les années 1970, entre les gouvernants de l 'Afrique du Sud en situation d'apartheid (désigné parfois comme le régime de Pretoria), et les dirigeants israéliens. Une convergence politique alors que les deux Etats sont sous le coup de motions des Nations Unies.
A contrario, dans l'entretien croisé au Monde, Sylvaine Bulle s'insurge contre le regard qu'elle juge simplificateur d'un antisionisme qui accorderait une place trop importante à une lecture coloniale du conflit.
Je crois [...] que la représentation du juif comme Blanc, et de l’Israélien comme descendant de colons européens et rescapés de la Shoah, fait partie des simplifications historiques qui contribuent à figer le débat. Dès les premières vagues d’immigration, les juifs orientaux (mizrahim et sefardim) ont été très nombreux. Cette diversité interne est encore minorée dans le regard occidental sur la société israélienne. Les populations marocaine, algérienne, irakienne, yéménite, iranienne et moyen-orientale représentent 50 % de la population. Arrivées dans les années 1950 et 1960, elles ont fourni l’essentiel des classes laborieuses, et ont été les premières victimes de l’affaiblissement de l’Etat social. Aujourd’hui, elles jouent un rôle déterminant dans les colonies de Cisjordanie, où elles sont très représentées. Mais il existe également un courant postcolonial minoritaire en Israël, qui prend en compte toutes les composantes orientales de la population et revendique la condition de la « blackness », celle d’un peuple « d’en bas », hétérogène. La théorie antisioniste de la blanchité des juifs ignore toute cette diversité.
Cet appel à une lecture moins manichéenne de la société israélienne est la ligne directrice de son ouvrage.
Sylvaine Bulle déplore les condamnations du "sionisme" et les professions de foi d'antisionisme. Pour elle il convient de faire la différence entre le sionisme originel, le néo-sionisme, actuellement au pouvoir, et le post-sionisme qu'elle semble appeler de ses voeux.
L'appellation de néo-sionisme [...] désigne pragmatiquement le remplacement d'un Etat pour les Juifs par un Etat juif, c'est à dire porté vers la securité de Juifs et la souveraineté de l'Etat, qui sont plus importants que la démocratie réelle. Le post-sionisme, au contraire, est ouvert sur la reconnaissance de tous les droits [...] il n'exclut pas de penser des formes politiques comme celle de la confédération de deux Etats, palestinien et et israélien
Le désir de combattre les représentations de discours antisionistes réducteurs l'amène parfois à employer un vocabulaire d'une prudence surprenante quand il s'agit d'évoquer les contradictions historiques du sionisme et l'échec d'Israël à se réaliser en accord avec les idéaux universalistes exprimés dans la déclaration d'indépendance. Elle veut conclure avec optimisme
[..] c'est un nationalisme exclusif et souvent violent qui s'exerce aujourd'hui, à l'opposé de la pensée d'un commun qui a marqué le premier sionisme panarabe et la pensée juive de la Première Guerre Mondiale. Israël est un fait. Il ne disparaitra pas. Mais une bataille idéologique est engagée pour savoir si le sionisme de la force l'emportera sur le sionisme pacifique, favorable à la reconstruction d'un Proche-Orient apaisé. C'est dans ce contexte également que de nouvelles formes de vie penvent être imaginées [...] afin de ne pas éteindre le sionisme fondateur et son socialisme.
Ce qui sépare évidemment Sylvaine Bulle et Michel Feher, c'est leur opinion quant à la capacité de la société israélienne de se sortir de l'impasse destructrice où elle s'est placée.
Leur opposition est assez bien résumée par le titre provocateur d'une émission de Guillaume Erner: Le sionisme de gauche est-il mort à Gaza ?
Dans cette émission, Guillaume Erner interroge successivement, à l'occasion de la sortie de leur livres respectifs, Michel Feher et Omer Bartov.
Je termine donc par le livre d'Omer Bartov,qui m'a le plus impressionné, par sa pédagogie et sa franchise, tout à la fois sans détour et sans provocation.
Des trois auteurs que j'évoque, Omer Bartov est le plus prolixe pour exposer "d'où il parle". Il est né en Israël, dans un kibboutz "résolument de gauche". Après ses quatre années de service militaire, son diplôme universitaire à Tel Aviv, il écrit une thèse sur l'endoctrinement de l'armée allemande et ses crimes sur le front de l'Est. Il est très attaché à Israël où vivent son fils et sa famille. Son livre a pour but l'exploration de
la transformation tragique du sionisme, un mouvement qui cherchait à émanciper les Juifs européens [...] en une idéologie d'Etat ethno-nationaliste de plus en plus centrée sur l'exclusion des Palestiniens soumis à la loi israélienne et à sa domination violente.
Le livre d'Omer Bartov est très lisible, accessible à tous sans pré-requis.
Dans le premier chapitre, Omer Bartov explique le long chemin de réflexion, entre novembre 2023 et juin 2024, qui l'a conduit à la conviction qu'Israël s'était rendu compable du crime de génocide.
Le deuxième chapitre, "Antisémitisme et sionisme", est parfaitement éclairant pour éclairer la difficulté de mettre en débat les crimes d'Israël.
Il procède en deux mouvements. Dans un premier temps, il explique notamment le rôle joué par la définition opérationnelle de l'antisémitisme, issue du travail de l'Alliance internationale pour la mémoire de l'Holocauste (souvent désignée par l'acronyme IHRA). La proposition de loi Yadan s'inscrivait dans cette filiation.
Cette définition était le produit d'un effort pour promouvoir la mémoire et l'éducation en lien avec la Shoah. Elle n'a jamais prétendu servir de base à une quelconque législation ni à l'application de la loi. Cependant, elle s'est muée en instrument propre à imposer le silence à la critique, par la loi ou la contrainte.
Le souvenir des victimes du nazisme est donc cyniquement employé pour taxer d'antisémitisme ceux qui s'élèvent contre les violations par l'\'Etat juif du droit international en dénaturant leurs objectifs, leurs raisons, leur identité (nombre d'entre eux sont juifs et beaucoup sont israéliens).
D'après l'IHRA, refuser aux juifs le droit à l'autodétermination, appliquer un double standard en attendant d'Israël ce que l'on n'attend pas des autres nations, accuser Israël d'exagérer la réalité de la Shoah ou comparer la politique israélienne à celle des nazis peut être vu comme antisémite.
Aussi douteuses soient-elles, de telles opinions ne sont pas en elles-mêmes antisémites.
Dans le contexte politique français actuel, les propos de Bartov détonnent, mais Kenneth Stern, un des principaux rédacteurs du travail de l'IHRA, a exprimé en 2004 dans le Monde le même sentiment que son travail a été dénaturé.
Dans un second temps, Omer Bartov revient sur l'histoire de l'antisémitisme, donne des repères historiques, en remontant jusqu'à la colonisation romaine, et les révoltes qui amènent finalement à la destruction du temple de Jérusalem, début d'un long exil.
Comme Feher, Omer Bartov associe la montée de l'antisémitisme à la fin du dix-neuvième siècle à la montée des Etats-nations/du nationalisme dans des sociétés ébranlées par la révolution industrielle. C'est dans ce contexte de persécution des juifs, souvent considérés comme indésirables, avec des places aux mieux ambiguës dans des états qui prennent la forme que leur donne les sociétés industrielles, que nait l'aspiration au sionisme.
Le troisième chapitre est consacré à la thématique de la Shoah, avec des perspectives à la fois politiques et historiques. Il pose plusieurs questions
La Shoah a-t-elle été un fait historique unique ou non, et si oui, que nous apprend-elle ? La promesse de ne plus voir un autre génocide a-t-elle été tenue, et si non, pourquoi ? L'assassinat de masse des Juifs a-t-il servi d'avertissement aux nations du monde, et de quelle manière ? Puis, point devenu désormais crucial: si la Shoah a justifié la création de l'Etat juif, quel rôle a-t-elle joué dans l'histoire du pays depuis huit décennies ? Et pour finir, une meilleure compréhension de la destruction des Juifs d'Europe, de l'antisémitisme, du génocide, nous aide-t-elle à saisir la crise actuelle en Israël et à Gaza, et à oeuvrer à la réconciliation et la justice pour tous ?
Le chapitre se conclut sur l'exposition des inquiétudes sur l'avenir de domaines de recherche universitaire qui le concernent au premier chef: les études de la Shoah d'une part, celles sur le génocide d'autre part. Il craint que les deux domaines ne s'éloignent, avec pour le premier le risque de redevenir une poursuite exclusivement juive de la mémoire, et pour les secondes de n'être vues qu'au travers d'un prime anti-israélien conduisant à leur délégitimation.
Un autre aspect important du livre est porté par le chapitre sur la constitution d'Israël, jamais écrite. L'absence de constitution est liée au refus de définir les frontières d'Israël (une idée développée chez Michel Feher), mais également à l'ambiguïté originelle d'Israël, tendu entre des aspirations universelles et laïques et l'idée, évidente, qu'Israël devait être un Etat juif. Dans ce chapitre, Omer Bartov raconte l'histoire des juristes qui ont tenté de donner un statut particulier aux questions des droits de l'homme, pour malheureusement toujours buter sur la question de l'occupation.
Le livre d'Omer Bartov évoque ses espoirs d'évolution pour Israël, terminant par une mise en garde et un appel:
Comme le passé l'a montré, les Etats n'interrompent les génocides que lorsqu'ils y sont obligés ou lorsqu'ils ont atteint leur but d'éradication. Dans ce moment de crise profonde, mais aussi d'espoir alors qu'une chance apparait, il est temps que le monde agisse et aide les peuples de ces territoires à offrir un avenir différent aux générations à venir.
https://k-larevue.com/le-juif-imaginaire-de-michel-feher/
Michel Feher Au poste https://www.youtube.com/watch?v=Nr8Y2awwGYI